USAP 16-BOURGOIN 9. Longtemps accrochés par une équipe de Bourgoin dangereuse, les Catalans, mieux organisés, ont fini par faire sauter le verrou adverse sur un essai heureux de Grandclaude. L’USAP reste dans le quatuor de tête.
Avant de partir demain pour quinze jours de vacances, les Catalans ont un dernier devoir à rendre, ce soir contre Bourgoin. "On n’a pas le droit de se manquer, il faut qu’on montre qu’on est les patrons à Aimé-Giral", prévient l’entraîneur des trois-quarts Franck Azéma.
Le staff des Dragons Catalans, engagés en Super League, a marqué ce début de saison 2007 en organisant une opération médiatique à l’échelle nationale à la Tour Effeil. 150 personnes étaient présentes pour l’occasion,
un gros coup pour les Pyrénées-Orientales.
Voilà, c’en est fini de l’Europe et de la qualification en quarts de finale qui tient du mirage pour l’USAP. Même si les optimistes peuvent arguer que mathématiquement…. La probabilité tient néanmoins de la virtualité ou de la fiction…
Pour un petit point, celui qui les sépare du bonus défensif qu’il était vital de ramener d’Angleterre, les Catalans tirent leur révérence.
"Il n’y a rien à espérer en terme de qualification", coupe Franck Azéma. "C’est une grosse déception. La Coupe d’Europe s’arrête", constate Philippe Boher. Ce match chez les Wasps n’était pas un grand match, hormis dans l’intensité, en terme de spectacle. Mais c’était un grand rendez-vous. L’USAP l’a manqué dans le sens où elle n’a pas gagné. Comme à Castres en H-Cup, comme à Toulouse la semaine dernière en championnat. L’USAP n’est jamais loin, l’USAP est là, au niveau, présente physiquement, dans le combat, solide en conquête, organisée et très efficace en défense comme hier à Hygh Wycombe.
Mais à l’arrivée, elle commet trop d’erreurs, ne marque pas sur ses temps forts – à l’image de cette pénaltouche où Olibeau est déséquilibré (18), Konieck sur la touche suivante écopant d’un coup franc pour avoir signalé à l’arbitre que les Anglais étaient un de plus que les Catalans dans l’alignement.
Tonita ramène l’espoir
Il manque toujours ce petit quelque chose – de la maturité, de l’intelligence tactique, situationnelle, de la patience, de la chance? – à Perpignan pour faire tourner le vent. Et basculer la victoire dans son escarcelle.
Le succès a choisi de se poser dans le nid des guêpes, en tête au score du début à la fin, et dont l’expérience a prévalu dans les situations tendues. Notamment la fin de rencontre, où Tonita, après une pénaltouche, avait entretenu l’espoir par un essai en force. Meyer, qui avait remplacé Nicolas Laharrague, et échoué à sa première pénalité, ratait la transformation. Puis trois nouveaux points des 49m en coin (79).
A la dernière minute des arrêts de jeu, une valise de Durand dans le fermé après une combinaison en touche avec Olibeau, restait à quai. Comme l’USAP, trop indisciplinée dans le premier acte où Alex King transformait ses quatre pénalités, contre une seule – l’unique à tenter – pour Nicolas Laharrague.
Mais c’est bien avant cette fin de partie orgueilleuse et brave que l’USAP s’était mise en situation d’échec dans un stade des Wanderers (les guerriers) Football Club, l’Adams Park, qui n’avait rien du Paradis. Les Perpignanais y étaient attendus au coin du bois, comme celui surplombant le terrain.
Le temps, "so british", inquiétait, un vicieux crachin s’étant infiltré dans l’échine avant la rencontre. Le ciel anthracite, nécessitait la mise en route de l’éclairage dès 15h30, un vent proche cousin de la tramontane portant les Wasps dans le premier acte. Les décors hostiles, dignes de Donald Cardwell, de la pièce en deux actes préfiguraient une tragédie. Et l’entame saignante, Gaston laissant son résiné sur la pelouse puis sa place à Alvarez-Kairelis dès la 17e confirmait le mauvais présage… Impression validée par le carton jaune de Le Corvec pour anti-jeu (29). Le flanker à peine revenu d’exil forcé, Konieck prenait le relais pour le même motif.
Ces infériorités numériques coûtaient 9 points à l’USAP. Et beaucoup d’énergie dans ce match cadenassé, avec deux défenses bien en place, intense, globalement équilibré. Même si Perpignan, pourtant nullement débordé, s’affolait parfois. A la pause, où la nuit se levait, les quelque 300 supporters catalans présents se demandaient si l’USAP allait se relever de ses erreurs. Le détail n’en avait pas fait. Pas plus que King dont le pied gauche offrait un 15-3 aux Anglais.
Au pied du mur, les "sang et or", tentaient de déstabiliser la défense londonienne par du jeu. Mais ils peinaient à déséquilibrer le bloc des Wasps. Pire, Nicolas Laharrague était contré à l’heure de jeu. Le centre Waldouck filait à l’essai, transformé. Le coup de massue et de grâce amplifié par l’absence d’un point de bonus défensif malgré les efforts du dernier quart d’heure. L’USAP, désormais 3e de poule (13 points) derrière les Wasps, leaders 19 points, et Castres (15 points), qui en découdront pour la qualification le week-end prochain, doit encore grandir… Pour revenir, un jour, souriante d’Angleterre.
(source : l'independant)
Les Dragons catalans lancent leur saison de Super league à domicile le 17février contre Wigan. Le chantier de leur antre a pris du retard, mais le stade Gilbert-Brutus doit être inauguré débutfévrier.
Jusqu’à 8500 places (dont 7500 assises), c’est la capacité qu’offrira le stade Gilbert- Brutus dès le 17février si le mois et demi de retard dans le chantier est rattrapé.
"Tout sera en place", promet Gérard Naudo, adjoint au maire chargé des sports. Et de vanter la rénovation d’un stade qui devrait coûter quelque 3,8ME hors taxes.
Sur place, les travaux vont encore bon train car il manque la quasi totalité des finitions. Le tableau d’affichage tout comme les poteaux ne sont pas là; dans les vestiaires, les ouvriers accrochent encore l’éclairage, les pupitres de la tribune de presse ne sont pas en place. Mais la pelouse est là. Ne manque qu’une tonte réglementaire pour accueillir le premier entraînement, prévu le 29janvier. Les vestiaires seront opérationnels. Le bureau du director of rugby aussi.
"Le stade offre 20 places pour les spectateurs handicapés et des places de parking juste à côté de l’entrée", souligne Claude Bonal, concierge de Gilbert-Brutus depuis 18 ans qui voit avec bonheur le stade revivre. Il en connaît le moindre recoin et en assure la visite guidée quasiment les yeux fermés.
C’est vrai qu’il reste du boulot, mais on nous affirme que les guichets, la boutique, les trois buvettes seront en état dès le premier match contre Wigan. Les 2300 abonnés des Dragons peuvent le croire, c’est Claude qui nous l’a dit.
(source : l'independant)









